L’abolition : des concepts simples et un petit quiz

(Traduction de « Abolition: Simple Concepts and a Pop Quiz« , de Gary L. Francione)

Une fois de plus, je débute ma journée, assis à mon bureau, et, avant même que je puisse boire la première gorgée de mon thé, je lis, en réponse à mon assertion que nous devons encourager les gens à comprendre que le véganisme est la seule réponse rationnelle au statut moral des animaux :

« J’aimerai bien que tout le monde devienne végane d’un seul coup, mais le monde ne fonctionne pas comme cela. »

Je reçois ce genre de message au moins 5 fois par jour.

D’accord. Ecoutez bien.

Personne ne dit qu’il y a la moindre chance que le monde devienne végane du jour au lendemain.

Concentrons nous sur ce mot : « PERSONNE ».

Soyons clairs : le monde ne deviendra pas végane du jour au lendemain.

OK, est-ce que nous sommes d’accord arrivés à ce point ?

Bien.

Allons de l’avant.

A la lumière du constat que le monde ne deviendra pas végane du jour au lendemain, la seule option est soit :

1. Nous sommes clairs comme le cristal que le véganisme est un principe fondamental et un impératif moral. Ce qui signifie que nous portons un jugement moral sur le fait que exploiter les animaux est mal sur le plan moral – non pas comme « mode de vie », préférence, opinion, mais en tant que question morale. Nous sommes clairs que si une personne fait le choix de faire moins qu’être végane, il s’agit de son choix et non pas de ce qui serait moralement acceptable ou qui serait une attitude respectueuse envers ce que nous devons moralement aux animaux ;

ou

2. Nous disons que les petits pas (mettre de côté la viande une fois par semaine, manger de la viande « heureuse », etc) sont des positions moralement défendables.

La position abolitionniste considère le point #2 comme spéciste. Afin de mieux comprendre cela (bien que cela puisse clairement être compris en le replaçant dans un contexte humain si nous y réfléchissons 5 secondes…), lisez cet essai.

La position abolitionniste considère le point #2 comme inefficace d’un point de vue pratique. Afin de mieux comprendre cela, lisez cet autre essai.

C’est vraiment simple. Vous avez juste besoin de lire et réfléchir un peu, et de ne pas avaler la propagande des grandes organisations animalistes qui font la promotion d’une quelconque version du point #2 (et elles font quasiment toutes la promotion d’une version de ce point #2) et vous incite à faire des dons financiers pour leurs campagnes welfaristes.

D’accord. Maintenant faisons un simple quiz à deux choix basé sur ce qui précède (je ne peux pas m’en empêcher ; je suis un professeur et questionner les gens constitue une part importante de mon travail).

Quand une personne dit, « hey, j’ai arrêté la viande le lundi », vous devriez répondre :

A. « Vous avez vu comme cela est facile ? Mais ce n’est pas quelque chose à faire un seul jour par semaine. Nous avons besoin de prendre au sérieux les questions morales fondamentales chaque jour. Et l’éthique ne s’arrête pas à des lignes arbitraires ; c’est une question de principe. Il n’y a pas de distinction éthiquement cohérente entre la chair et les autres produits animaux. Alors, si vous êtes d’accord – et c’est clairement le cas – sur le fait que les animaux comptent moralement, alors vous êtes obligé de devenir végane. Comment puis-je vous aider à atteindre cet objectif ? »

B. « Waouh. Cette campagne pour des lundi sans viande est vraiment fantastique. Bien que je sois végane, cela m’a pris 10 ans pour le devenir donc c’est parfaitement acceptable pour tout le monde de prendre son temps. C’est une question de petits pas. Nous ne pouvons pas émettre des jugements moraux. Ce serait intolérant ! Et chaque petit pas compte, donc ce que vous faites est super même si vous ne devenez jamais végane. »

Si vous faites le choix B, vous avez échoué.

*****

Si vous n’êtes pas végane, devenez-le s’il vous plait. Le véganisme est une question de non-violence. C’est d’abord une question de non-violence envers les autres êtres sentients, mais c’est aussi une question de non-violence envers la terre et envers vous-même.

Et jamais, jamais n’acceptez la notion insensée que nous aurions besoin de faire la promotion d’une « exploitation heureuse » afin d’amener les gens à être véganes. En plus d’être profondément spéciste, le mouvement de l’ « exploitation heureuse » a un objectif : rendre le public plus confortable quant à l’exploitation animale.

~ Gary L. Francione

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