Un message de Gary L. Francione

(Traduction libre et non-officielle d’une publication du professeur Gary L. Francione diffusée sur le réseau social Facebook)

Si nous voulons un jour voir la fin de l’exploitation animale, la première chose à faire est de changer de conversation. La norme éthique sociale qui prévaut à propos des animaux est qu’il est moralement acceptable de les utiliser et de les tuer tant que nous les traitons « humainement ».

Le « mouvement animaliste », du moins au niveau des grandes organisations, se concentre pour l’essentiel sur la réduction de la souffrance. Ainsi, dans la mesure où ces groupes promeuvent le véganisme, ils en font la promotion comme *un* moyen de réduire la souffrance. C’est peut-être le meilleur moyen, mais l’objectif général est de réduire la souffrance. Et tant que c’est le cas, l’objectif reste centré sur le TRAITEMENT et non sur l’UTILISATION. C’est là qu’est le problème. Tant que le discours social sur l’éthique animale restera centré sur le traitement, l’accent sera mis sur le fait de rendre ce traitement plus « humain ».

Et comme je l’ai dit – et démontré – depuis plus de 30 ans maintenant, parce que les animaux sont une propriété, les normes de traitement seront toujours faibles. Toujours.

Nous n’avons pas besoin de convertir tout le monde pour orienter le discours du traitement vers l’utilisation. Si 10 % de la population adoptait un message végane abolitionniste clair et sans équivoque, cela nous permettrait de changer de paradigme pour amener les gens à parler de l’utilisation, et pourquoi l’usage et la mise à mort d’animaux considérés comme des ressources ne peuvent être justifiées, indépendamment de la méthode soi-disant « humaine » que nous employons.

C’est ce qu’il faut faire. C’est l’objectif du mouvement abolitionniste. Un plaidoyer créatif et non-violent en faveur du véganisme, axé sur l’utilisation et non sur le traitement. Rien ne PEUT changer si nous ne changeons pas le cadre même de la discussion – et cela doit être fait clairement.

BEAUCOUP de gens se soucient des animaux et adhèrent à l’idée que les animaux ne sont pas des choses et ont une valeur morale. Nous devons les éduquer de manière créative et non violente – pas de cris, pas de bizarreries, pas de messages confus – pour leur faire comprendre que si les animaux ne sont pas que des choses, ils ne peuvent pas les manger, les porter ou les utiliser, Y COMPRIS quand nous le faisons soi-disant « humainement ».

Une grande partie de l’activisme animaliste contemporain tente de mettre les militant-e-s au centre de l’attention. Nous ne changerons jamais rien tant que le *message* ne sera pas au centre de l’attention. Et n’oubliez pas que l’éducation est un activisme. Comme l’a dit Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde. »

~ Gary L. Francione

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