Les priorités dans la lutte contre le réchauffement climatique

Une récente étude menée par l’institut IPSOS vient – hélas – démontrer que la propagande des filières de l’exploitation animale et de la pseudo-« écologie » non-végane reste encore trop efficace et continue de concentrer les volontés sincères de changements et les efforts de nombreuses personnes sur des solutions mineurs tout en les éloignant des véritables progrès et changements.

Dans une intéressante étude publiée à l’occasion de le Journée Mondiale de la Terre, IPSOS indique que la lutte contre le changement climatique est une priorité pour 44 % des personnes interrogées (en France). 86 % indiquent même être conscientes d’avoir une responsabilité individuelle à agir dès aujourd’hui contre le réchauffement climatique.

Mais comme le fait remarquer l’étude de IPSOS : « Toutefois, un décalage persiste entre les actions menées par les citoyens Français et leur impact réel sur la planète. La dernière vague d’étude IPSOS « Perils of perceptions » révèle ainsi ce décalage. Sur les trois actions qu’ils identifient comme les plus efficaces pour limiter leur production de gaz à effet de serre, les Français placent en priorité le recyclage (70%), le séchage à l’air libre des textiles (40%), et enfin le remplacement des ampoules traditionnelles par des LED (37%).

Si elles sont bel et bien efficaces pour réduire l’émission de gaz à effet de serre, aucune des trois ne fait partie des plus importantes en termes d’impact. »

En effet, l’action la plus importante en terme de réduction des émissions de CO² via un engagement sur le plan individuel est le changement d’alimentation, pour passer d’une alimentation contenant des produits animaux (viande et autres) à une alimentation à base de végétaux.

Le changement de régime alimentaire, pourtant fondamental par son impact,arrive en avant-dernière position dans l’estimation moyenne de le l’efficacité des actions à mener contre le changement climatique.

« L’étude met en évidence un paradoxe : on observe à quel point les populations surestiment les actions à faible impact carbone, et sous-estiment les plus influentes. Ils sont convaincus de bien faire, persuadés que les actions les plus efficaces sont déjà entrées dans leur quotidien, alors que ce n’est pas encore le cas » souligne Amandine Lama, directrice de clientèle chez IPSOS France.

Ainsi que le précise une autre étude, publiée par le Cabinet spécialisé ‘Carbone 4 : « l’impact des gestes individuels est loin d’être négligeable. À condition,bien sûr,de ne pas se cantonner à quelques actions symboliques et marginales. Parmi les actions individuelles à plus fort impact, le passage d’un régime carné à un régime végétarien, voire végétalien, est significatif. Il permet de limiter les émissions issues de l’élevage (émissions de méthane par les ruminants) et de la déforestation (déstockage du carbone sous l’effet du changement d’affectation des sols). Il représente à lui seul 10% de baisse de l’empreinte, soit 40% du total de la baisse maximale induite par les changements de comportements étudiés. Viennent ensuite les actions liées à la mobilité (covoiturage, suppression des trajets en avion, modes de transport doux), à la consommation de biens et services (achat de vêtements, d’électroménager et d’appareils high-tech d’occasion, zéro déchet) puis au logement (thermostat, éclairage LED). »

Les résultats en faveur d’une alimentation végétale sont également confirmés très largement par une étude de l’ADEME (l’Agence pour la Transition Écologique) qui met elle aussi en avant de manière sans équivoque l’alimentation végétale comme étant la moins polluante et la moins gourmande ne ressources naturelles. Qu’il s’agisse d’agriculture dite ‘conventionnelle’ ou d’agriculture dite ‘bio’, les émissions de gaz à effet de serre, les besoins en surfaces agricoles et en énergie sont très inférieurs :

Cela correspond à ce que nous dit le prof. Gary L. Francione sur ce même sujet : « bien qu’une transition généralisée au véganisme puisse ne pas être suffisamment efficace pour inverser à elle seule la catastrophe climatique, elle est avec certitude nécessaire d’un point de vue pratique compte tenu du temps qu’il nous reste pour agir. Une transition vers une alimentation végétalienne est la seule chose que nous pouvons faire et qui ne requiert pas d’innovation technologique, qui reste incertaine, ou d’action gouvernementale qui, en tentant de faire des compromis afin de défendre au mieux les intérêts des entreprises, ne fait habituellement qu’empirer la situation.« 

Le manque d’information pèse clairement dans l’ignorance des meilleures décisions à prendre de la part de nos concitoyen-ne-s. Mais nous pouvons régulièrement constater que cette ignorance ou mésinformation est largement entretenue par des intervenants et médias qui n’hésitent pas à sacrifier l’intérêt collectif (et celui de notre planète) à des intérêts financiers, clientélistes et électoralistes à (très) court terme. C’est triste et regrettable. Mais en prendre conscience ne peut que renforcer notre volonté d’informer et éduquer au véganisme sans relâche.

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