Le « Petit Traité de Véganisme », un ouvrage indispensable

Le livre « Petit Traité de Véganisme », co-écrit par le professeur Gary L. Francione et Anna Charlton est un ouvrage très facile d’accès, lisible par tou-te-s. « Eat Like You Care » de son titre original est disponible dans 12 langues et est publié en version française par les éditions l’Âge d’Homme (Lausanne) dans leur désormais renommée « Collection V« .

Le site officiel du livre le présente ainsi :

« Nous sommes tous d’accord sur le fait que les animaux ont une valeur morale et qu’il est mal de leur infliger la souffrance ou la mort sans nécessité. Nous ne pourrons peut-être pas nous mettre d’accord sur si certains usages spécifiques d’animaux sont nécessaires ou non, mais il est clair que : le confort, le divertissement ou le simple plaisir ne sont pas des raisons valables pour faire du mal ou tuer des animaux, car elles ne les nécessitent pas en soi. Nous trouvons repoussantes des activités comme les combats de chiens, où ils subissent des traumatismes, simplement parce que certains, comme le tristement célèbre Michael Vic trouvent cela divertissant.

Comment est-il possible de justifier le fait de tuer des milliards d’animaux terrestres et aquatiques pour les manger? Même dans des circonstances les plus « humaines », notre utilisation des animaux comme nourriture leur cause de la souffrance et la mort. Nous ne pouvons justifier notre participation à cette violence en disant qu’elle est nécessaire. Les diététiciens savent depuis longtemps que les produits d’origine animale ne sont pas nécessaires pour une santé humaine optimale. De plus il y a une évidence empirique qui s’accroît, suggérant qu’ils sont nocifs à la santé humaine. Même s’il y a du désaccord sur l’importance de leur effet nocif sur la santé, il est largement convenu qu’ils ne sont pas nécessaires, et que l’agriculture animale est un désastre écologique, responsable pour la pollution aquatique et de l’air, de la déforestation, de l’érosion terrestre, du réchauffement climatique et de toutes autres sortes de problèmes environnementaux. De plus l’agriculture animale n’est pas nécessaire pour nourrir la population mondiale, elle contribue au contraire, de manière significative, à la pauvreté humaine et à la famine en gaspillant outrageusement la terre cultivable et l’eau potable.

Le plaisir gustatif serait la meilleure justification dont nous faisons preuve pour infliger la souffrance et la mort à des milliards d’animaux tués chaque année comme nourriture. Nous aimons simplement le goût des produits d’origine animale comme la viande, le poisson, les laitages et les oeufs. Mais quelle  différence y a-t-il moralement, entre cela et avec quelqu’un comme Michael Vick qui éprouve du plaisir à regarder des combats de chiens? Certains d’entre nous, nous rassemblons pour voir des combats de chiens et d’autres se réunissent en été devant un barbecue, pour faire griller des corps d’animaux qui ont souffert et qui sont morts pour finir dans nos assiettes. Quelle est la différence, entre  une personne qui fait combattre des chiens et nous autres qui mangeons des animaux?

Ce livre démontre que : quoiqu’il y ait une différence psychologique, il n’y a aucune différence moralement. Quand nous consommons des produits animaux, nous leur infligeons la souffrance et la mort sans nécessité. Et aucune des raisons, avec lesquelles nous croyons justifier ou excuser ce comportement n’est valable lorsqu’on les examine de plus près.

Les auteurs présentent des arguments convaincants sur notre  obligation morale de suivre un régime végan, et qui résultent naturellement de l’opinion communément admise sur les animaux. Peu importe ce que vous pensez sur la théorie des droits des animaux ou, si comme la plupart des êtres humains, vous pensez que les hommes sont plus importants que les animaux. Si vous pensez que les animaux ont la moindre valeur morale – si vous rejetez l’idée que les animaux sont simplement des choses, vos propres croyances vous engagent à suivre un régime végan.

Comme vous le verrez il n’y a rien d’ « extrême » en ce qui concerne le véganisme ; ce qui est extrême c’est le manque de cohérence entre ce que nous disons tous que nous croyons et la manière de laquelle nous nous comportons envers les animaux. »

Entre autres points, ce livre pratique répond à 30 questions courantes concernant le véganisme et les droits des animaux :

  • Mais… où trouvez-vous vos protéines?
  • Mais… ne vais-je pas être carencé en fer si je ne mange pas de viande?
  • Mais… ne vais-je pas manquer de calcium si je ne consomme ni lait ni produits laitiers?
  • Mais… mes enfants ne vont-ils pas manquer d’iode?
  • Mais… j’ai entendu que quelqu’un était tombé malade après avoir abandonné les nourritures d’origine animale
  • Mais… Dieu ne veut-Il pas que nous mangions les animaux?
  • Mais… n’est-il pas « naturel » de manger des produits d’origine animale?
  • Mais… que se passerait-il si tout le monde se nourrissait uniquement de végétaux? Il ne resterait plus assez de terres pour faire pousser les plantes !
  • Mais… que faire si je me retrouve sur une île déserte et que je meure de faim?
  • Mais… que deviendront tous ces animaux si on ne les mangeait pas?
  • Mais… c’est pour les manger que nous avons fait naître les animaux d’élevage ; ils sont faits pour ça
  • Mais… les animaux qu’on utilise pour notre alimentation ne souffrent pas autant que les chiens de combat
  • Mais… les animaux ressentent-ils la douleur de la même manière que les êtres humains?
  • Mais… les poissons ressentent-ils vraiment la douleur?
  • Mais… n’existe-t-il pas des lois en faveur du traitement « humain » des animaux?
  • Mais… si l’on améliorait les conditions de vie des animaux d’élevage?
  • Mais… si l’on traitait aussi bien le bétail que nous traitons nos animaux de compagnie?
  • Mais… ne faudrait-il pas s’occuper d’abord des êtres humains?
  • Mais… Hitler était végétarien
  • Mais… les plantes, ne souffrent-elles pas elles aussi?
  • Mais… la consommation de produits d’origine animale fait partie de nos traditions
  • Mais… nous nous situons au sommet de la chaîne alimentaire
  • Mais… je connais des végétaliens, et ils sont moralisateurs (ou hypocrites)
  • Mais… ce que je mange ne regarde que moi, non?
  • Mais… je suis très occupé et il est tellement plus pratique de s’acheter un hamburger
  • Mais… les animaux se mangent bien entre eux
  • Mais… je n’arriverai jamais à me passer de mon plat préféré
  • Mais… ma famille et mes amis seront déçus que je ne consomme plus de nourritures d’origine animale
  • Mais… mon compagnon (ou ma compagne) n’accepterait pas mon végétalisme
  • Mais… être végétalien, n’est-ce pas difficile et coûteux?
  • Mais… je suis trop vieux pour changer de mode d’alimentation
  • Mais… je suis trop jeune pour changer de mode d’alimentation
  • Mais… que faire si je ne suis pas capable de renoncer immédiatement aux nourritures d’origine animale?
  • Mais… consommer des produits animaux issus d’élevages plus « humains », n’est-ce pas un bon début?
  • Mais… devenir végétarien, n’est-ce pas un premier pas dans la bonne direction?
  • Mais… en acceptant de ne plus manger de viande ni d’autres produits d’origine animale, est-ce que je m’engage également à renoncer à toute autre forme d’exploitation animale?

Si vous ne l’avez pas vous encore lu, nous vous invitons vivement à le faire, et à le partager avec vos ami-e-s. Bonne (re)lecture !

frans

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